mardi 30 décembre 2008

Réaliser un film d'animation

Beaucoup se demandent comment on peut procéder et quels sont les outils nécessaires pour réaliser un film d'animation. Et bien, la réponse est simple : il faut un minimum d'organisation et, plus que tout, il faut du temps et de la persevérance.
Cet article est en réalité une sorte de making-of du court métrage "Comment j'ai appris à aimer la télévision", un film de mon cru qui est loin d'être une réussite. C'est pourquoi ce document est orienté autour des procédés qui ont été mis en place pendant la conception du film afin que vous puissiez vous en inspirer. D'ailleurs, si vous avez déjà un ordinateur à votre disposition (ce qui est sans doute le cas si vous lisez ceci) il vous en coûtera zéro euro.

une image du film "Comment j'ai appris à aimer la télévision"

Cet article devrait donc vous aider à débuter dans la réalisation d'un petit film de quelques minutes, de la préparation au montage en passant par l'enregistrement des voix. Le tout sans débourser le moindre centime dans des logiciels.

Le choix des outils

En premier lieu nous allons nous intéresser aux choix des outils. C'est à dire au choix des logiciels qui vont nous permettre d'avancer dans le projet.

Il nous faudra tout d'abord un éditeur de texte afin de rédiger le synopsis et le scénario. Si tout PC est équipé d'un bloc note, on appréciera toutefois l'utilisation d'un logiciel plus avancé. Mon choix s'est donc tourné vers le logiciel Abiword qui est très simple d'accès et permet de faire le minimum requis pour écrire un petit texte mis en forme.

Avant d'écrire quoi que se soit, il faut choisir le logiciel à utiliser pour effectuer les dessins. Si on est fan de la 3D, on se tournera naturellement vers Blender qui et la référence du genre du monde du logiciel grauit. Par contre, ce logiciel est difficile d'accès, il vous faudra donc vous armer de patience avant de maîtriser ses rouages.
Dans mon cas, et n'étant pas dessinateur, je voulais un logiciel qui permette de faire des dessins sommaires très simplement. Je me suis donc tourné vers Inkscape qui permet de réaliser des dessins vectoriels à base de formes géométriques simples en peu de temps. Inkscape étant un logiciel libre et gratuit de nombreux tutoriels et exemples sont disponibles sur la toile (ce constat est aussi vrai pour Blender). Pour certaines retouches et divers effets visuels j'ai aussi utilisé le logiciel de traitement d'image The Gimp qui n'est plus à présenter.

Nous avons de quoi écrire notre histoire et dessiner nos objets, il nous faut donc de quoi assembler toutes les images ensemble afin de créer du mouvement. Mon choix s'est donc tourné vers le logiciel de montage Virtualdub qui permet de créer des vidéos a partir de séquences d'images (au format PNG ou JPG). De plus, Virtualdub permet de faire du montage en assemblant ensemble les séquences vidéos. J'ai utilisé le codec vidéo XVID pour sauvegarder mon travail, mais libre à vous d'utiliser celui que vous voulez.

Pour finir, il faut enregistrer les dialogues du film. Pour cette étape, mon choix s'est tourné vers Audacity qui permet des enregistrements multipistes et l'ajout d'effets sonores. Audacity est un logiciel libre perfomant de plus en plus utilisé par les musiciens en herbe.

Résumé :

Ecrire un scénario

Dans la première partie de ce dossier nous avons choisi les outils qui seront utilisés pour la suite du travail. Il me semble important de commencer à "jouer" avec ces différents outils afin de déterminer ce qu'il est possible de faire de ce qu'il ne l'est pas.
En effet, au moment de l'écriture de votre scénario, vous pouriez avoir envie d'ajouter des choses géniales sur le papier mais extrêmement compliquées à mettre en oeuvre devant les logiciels de dessin.
De même, si on ne se sent pas la force de dessiner de nombreux décors (c'était mon cas) mieux vaut situer l'action dans un minimum de lieux.

Au moment de l'écriture, il me semble intéressant de débuter par l'écriture d'un synopsis ; c'est à dire d'un résumé en quelques lignes de la trame générale de l'intrigue.
Une fois l'histoire couchée sur le papier, on peut commencer à la développer en décrivant chaque scène (le lieu, les personnages, les postures, etc.) et les dialogues.
On peut trouver intéressant de tout planifier au détail près (jusqu'à la couleur des chaussures des personnages) mais j'ai laissé les personnages se construire visuellement au moment du dessin.
Concernant la longueur du texte à écrire, la règle reine en la matière est la suivante :
  • une page de scénario = une minute de film.
En pratique, je suis arrivé à la conclusion que j'avais tendance à raccourcir les scènes (du au temps passé sur les dessins) et qu'une page de mon scénario équivalait plus à 45 secondes de film. Mais vous verrez en pratique comment votre écriture se retrouve à l'écran.

Enregister les voix

Une fois votre scénario écrit vous pourrez donc passer à la deuxième phase. Personnellement, j'ai choisi (en fait par hasard) de débuter directement par le dessin et l'animation - et je m'en suis mordu les doigts. En pratique, il faut mieux enregistrer les dialogues afin d'avoir déjà leur durée et de réaliser l'animation des bouches (pour les mouvements des lèvres) en conséquence.
Audacity en action

L'enregistrement, peut être réalisé en utilisant un micro relié à votre ordinateur. Les voix seront enregistrées avec Audacity. Si vous voulez appliquer un effet sur une voix, il est nécessaire de le faire avant de commencer le dessin (car certains effets modifient la durée des sons).
Si vous voulez appliquer une effet "cartoon" à vos voix, vous pourrez accélérer celles-ci. Cela les rendra plus aigues. Dans le cas contraire, si vous ralentissez les voix, elles seront alors plus grâves.

En réalisant cette étape après l'écriture du scénario vous pourrez déjà estimer quels éléments de votre histoire fonctionnent et lesquels ne fonctionnent pas.

Dessiner et animer

Une fois les voix enregistrées, vous pouvez passer à la phase du dessin. Il s'agit sans aucun doute de la phase la plus longue de votre projet. Celle qui vous lassera dès le 3 ème soir passé à animer les bras de vos personnages... Bref, il faudra vous accrocher.

Afin de mieux préparer cette phase de travail j'ai conçu un petit storyboard décrivant les plans un par un, tel que je les avais en tête, d'après le scénario. Il ne s'agit pas ici d'un exercice de dessin mais plutôt de mise en place des éléments dans le cadre qui contiendra l'action.
le storyboard

J'ai aussi rajouté des indications pour décrire le mouvement de la "caméra" dans chaque plan.
C'est évidement via le dessin que votre talent d'artiste s'affirmera (ou pas). Pour cette étape j'ai utilisé le logiciel Inkspace qui permet d'assembler des figures géométriques simples pour en faire des personnages ou des éléments du décors. Il est ensuite possible de grouper ces éléments pour les modifier et les déplacer par groupe.
Un personnage découpé en groupes

Ainsi, un personnage à animer est consitué de plusieurs groupes : un groupe pour la tête, un groupe pour les jambes, un groupe par bras et un groupe pour le corps.
Ce découpage par groupe permet d'animer beaucoup plus facilement un personnage.

Pour l'animation de la bouche des personnages (et les clignements des yeux), j'ai par contre utilisé le logiciel The Gimp pour modifier image par image et pixel par pixel le visage des personnages. Le même procédé à été utilisé sur certains éléments du décors (la télévision qui explose par exemple).

Pour l'animation a proprement parler j'ai choisi de l'effectuer à l'ancienne, c'est à dire image par image. Animateur étant un vrai métier (il existe, je crois, de très bonnes écoles spécialisées dans ce domaine), je me suis contenter d'animations très sommaires.

En pratique cela se passe ainsi : après avoir dessiné un personnage et lorsque je devais bouger un bras, je le bougeais un peu, je sauvegardais l'image, je le rebougeais encore un peu, je sauvegardais une nouvelle image, etc. Il faudra parfois recommencer une même séquence d'animation plusieurs fois avant d'obtenir le bon résultat. Heureusement, après quelques heures de pratiques, on évalue beaucoup mieux les mouvements à effectuer et tout devient plus rapide.
Comme mes besoins qualitatifs n'étaient pas très élévés, j'ai décidé de ne faire que 12 images par seconde. Je referais ce choix sans problème si l'occasion se représentait à nouveau.

Ne vous fiez pas toujours à votre storyboard. En pratique de meilleurs idées surgissent souvent devant l'écran de son ordinateur, une fois la scène modélisée.

Le montage vidéo

Une fois animé, je me suis retrouvé avec de nombreuse séries d'images au format PNG.
Il fallait donc que je trouve un outil capable des les mettre bouts à bouts pour ensuite constituer une vidéo.
Le logiciel VirtualDub (logiciel Windows gratuit) permet de réaliser cette opération à condition que les fichiers soient notés de la sorte : image01.png, image02.png, image03.png, etc.
Une séquence d'images

J'ai donc créé de petites vidéos. Chaque vidéo correspondait à un plan.
Ensuite, il est possible d'assembler simplement les vidéos avec VirtualDub pour en faire un film complet. Le tout a été compressé avec le codec XVID (format AVI) en utilisant le bitrate le plus élevé possible afin de ne pas trop abimer la vidéo. (en effet, plus une vidéo est compressée et plus elle perd en qualité)

Le montage sonore

Normalement, votre vidéo doit être terminée à cette étape de la fabrication de votre film. Toutefois, il manque encore la partie sonore : les voix, la musique et les effets sonores divers.
Les voix doivent être enregistrées mais il reste à trouver une musique et des effets sonores. Grâce à une recherche rapide sur le web, vous devriez pouvoir récupérer des musiques, chansons et effets sonores utilisables librement. Il ne restera plu qu'à les assembler et à ajouter cette piste sonore à votre vidéo.

Pour réaliser un montage audio, j'ai utilisé le logiciel Audacity. J'ai tout d'abord noté à quel moment je devais ajouter un élément sonore (une voix, un bruit ou une musique) et j'ai ensuite ajouter une nouvelle piste à mon projet Audacity qui débute au moment donné.
Par exemple : si un personnage commence à parler à 12 minutes et 30:50 secondes, la piste contenant cette enregistrement débute dans mon projet Audacity à 12 mnutes et 30:50 secondes.

Il y a sans doute un moyen plus simple de procéder sans avoir à manipuler des dizaines de pistes sons, mais je n'ai pas eu le temps ni la patience de me lancer dans ces expérimentations.
Une fois, tous les éléments sonores en place (compter tout de même plusieurs heures de travail pour quelques minutes de film) la piste sonore peut être exportée au format WAV. Mieux, il est possible ensuite de mixer les effets et les voix pour tirer parti du stéréo (si mon personnage qui parle est à droite de l'écran, alors sa voix sortira par l'enceinte droite, etc).

La piste son est ensuite ajoutée à la vidéo à l'aide du logiciel VirtualDub puis une nouvelle fois exporté en AVI.

Conclusion

Si vous êtes arrivé jusqu'ici, vous devriez avoir quelques notions sur la manière dont est réalisé un film d'animation. J'espère aussi vous avoir convaincu qu'il est tout à fait possible de réaliser un film d'animation sans expérience préalable en la matière.

Mais attention, je ne prétend pas être un expert en la matière. Tout ce qui est expliqué sur cette page est basé uniquement sur mon expérience, mes déductions et mes observations sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne (pour mon cas bien particulier).
De la même manière, il existe sans doute des outils informatiques qui permettent de fournir un résultat équivalent (voir mieux) avec beaucoup moins d'efforts.
Néanmoins, la patience et la persévérence se révèlent être de vraies armes si vous voulez réaliser un jour vos propres films d'animation.

N'hésitez pas à me faire vos remarques en laissant un commentaire sur cette age. J'essaierai d'y répondre et, éventuellement, de compléter cette article si le besoin s'en fait sentir.

Vous pouvez voir le résultat animé à cette adresse : http://www.youtube.com/watch?v=uFSIIRJ-DtI

samedi 22 novembre 2008

Quantum of salace - un nouveau James Bond

Un cinéma du 92 a décidé d'offir à ses spectateurs un nouvel épisode inédit des aventures de James Bond.
D'après l'affiche, il semble qu'il s'agisse d'une version particulièrement salace... Il s'agit évidement d'une erreur d'orthographe lié au titre obscure Quantum of Solace.

lundi 14 juillet 2008

L'EEEpc : 5 mois après

Cela va faire plus de 5 mois que je possède mon EEEpc. Il est donc maintenant temps de faire un petit bilan sur l'utilisation de cette machine au quotidien.
J'avais déjà fait une espèce de test regroupant mes premières impressions sur la machine, mais je vais maintenant vous parler de l'utilisation du EEEpc 701 au fil des semaines.

Le matériel

Tout d'abord, au niveau ergonomie je trouve que l'on s'habitue assez vite à l'écran comportant 800 pixels de largeur. Certes, c'est plutôt petit mais la navigation sur Internet est loin d'être impossible (c'est même plutôt plaisant d'avoir un si petit outil capable de surfer sur le net) à une seule condition : brancher une souris sur la machine !
C'est une grande suprise car mes réticence étaient tournée vers le clavier au début. Finalement, c'est le trackpad que je trouve réellement mauvais et peu ergonomique. Concernant le clavier, je trouve certaines touches peu réactives (il faut appuyer "fort" dessus pour que cela fonctionne bien) mais globalement je n'ai pas eu trop à m'en plaindre.
Je n'ai pratiquement pas utilisé la webcam (sauf pour faire quelques vidéos) et la qualité est très moyenne mais peut largement faire l'affaire pour dépanner.

Les logiciels

J'ai gardé le système d'orgine en le modifiant le moins possible (donc, j'ai gardé la même interface que celle fournie au départ).
Tout d'abord, je suis très mécontent par rapport à Asus et son système de mise à jour lamentable qui nous force à taper des lignes de commandes pour rétablir certaines situation instable. Je ne trouve pas cela très "easy" monsieur Asus ! De plus, les mises à jour son quasiment inexistante.
Concernant Open Office, je ne l'ai pour ainsi dire pas utilisé sauf pour lire des fichiers Word et Excel. Pour ce type de travail, cette suite logiciel convient très bien. Pour l'édition de texte et de tableau, j'ai toujours préféré Abiword et Gnumeric que je me suis empressé d'installer sur la machine. Tout s'est bien déroulé et je travail toujours avec ces versions. J'ai aussi installé le logiciel VLC pour lire les vidéos car je le trouve beaucoup plus performant que le lecteur fourni en standard.
Remarque : je trouve dommage qu'il faille parfois rajouter des dépots et utiliser la ligne de commande pour installer des logiciels sur le EEEpc... Une nouvelle fois, ce n'est pas très "Easy".

Si c'était à refaire

Si c'était à refaire en connaissant ces divers problèmes, j'aurais quand même acheté cet EEEpc en janvier dernier malgré tous ces défauts (en achetant une bonne souris USB à côté). Par contre, si je devais prendre une décision aujourd'hui, en connaissance de cause des problèmes soulevés ci-dessus, ce serait bien compliqué.
Autant, je peux comprendre certains problèmes hardware (trackpad petit, écran petit, etc.) autant les problèmes de mise à jour me semblent inadmissibles ! C'est la raison pour laquelle je pense qu'il est nécessaire de se passer de l'OS Xandros fourni en standard qui me semble complètement mis de côté par Asus...

Dans ces conditions, mon prochain netbook (ou hyper-portable comme j'aime appeler ces machine) ne sera pas un Asus.

mardi 8 juillet 2008

Gérer son budget

Vous trouverez tout un tas de méthodes sur Internet qui vous explique comment devenir riche ou gagner de l'argent sans rien faire. Je vous l'assure : ce type de méthode ne fonctionne pas !

En effet, on n'a pas de salaire sans travail. Pour devenir riche il est donc important de travailler.

Le but de ce billet est de vous expliquer quelques principes très simples pour une première approche de la gestion de son argent :

  1. Ne pas dépenser plus que ce que l'on a : c'est à dire ne rien acheter à crédit (une seule exception : le logement) même pas un véhicule ;
  2. Toujours mettre de côté dès les rentrées d'argent : même si c'est 50 euros, il faut toujours déposer un peu d'argent sur un compte rémunéré ;
  3. Toujours faire ses comptes très régulièrement : sans doute la plus difficile des tâches ;
  4. Anticiper : il s'agit dans ce cas de tenter d'anticiper de futures dépenses (factures régulières, frais de vacances, chauffage pour l'hiver, etc.) et de prévoir un fond pour les dépenses imprévues.
Quelques excellentes lectures sur ce sujet qui vous permettront d'aller plus loin :
  • PlusRiches.fr : le site référence sur le sujet, à lire sans modération
  • Money Hacks : site anglophone qui permet d'obtenir quelques conseils précieux (attention : certains placement et autres produits financiers ne sont pas accessibles en France)
  • Get Rich Slowly : site anglophone  très intéressants à lire régulièrement pour mieux gérer son argent (attention : certains placement et autres produits financiers ne sont pas accessibles en France)
  • The Simple Dollar : site anglophone très consulté (attention : certains placement et autres produits financiers ne sont pas accessibles en France)
  • Gather Little By Little : articles en anglais vraiment bien fait.
  • La Bourse pour les nains : site français sympathique expliquant le fonctionnement de la bourse. Ce n'est sans doute pas la meilleure façon de s'enrichir en gérant bien son budget, mais cela peut être un début.
Crédit photo : M:Imagez

mardi 1 juillet 2008

Faire face à l'échec

Nous avons tous du faire face à un échec dans notre vie. L'échec peut être professionnel, personnel ou sentimental. Si chaque situation est particulière et qu'il n'existe par de règle générale, il existe tout de même des débuts de solutions pour arriver à relever la tête.
Après quelques échecs, l'idée m'est venue de rédiger ce billet pour tenter de fournir de petites pistes à explorer lorsque ce cas se produit.
Ce texte ne se veut pas une méthode mais plutôt une liste de remarques personnelles sur ce qui fonctionne pour moi.

Faire un break

Une fois devant le résultat final de votre projet il est facile de se laisser abattre et de baisser les bras (voir de se lamenter sur son sort). Dans ce cas, il est nécessaire de faire un break.
Que cette pause soit longue ou non, cela dépend de vous. Mais ce moment de détente est important pour faire le vide (passez un week end à la campagne, organiser un repas avec vos amis, préparer une sortie avec vos enfants, etc.). De la réussite de cette première étape dépendra la réussite de la suite. Car, une fois reposé, vous pourrez mieux recommencer à penser à votre échec.

Comprendre l'échec

La première étape est de comprendre d'où vient cet échec. Il se peut que cela ne soit pas de votre faute, mais pour en avoir la certitude il est nécessaire de prendre beaucoup de recul (voir étape précédente).
Pour cela il est nécessaire de reprendre toutes les étapes de votre projet et tenter de voir à quel endroit cela n'a pas fonctionner. Généralement, cette étape est plutôt simple. Une fois le problème identifié, il est important de trouver la solution qui aurait permis à votre projet de se réaliser. Le but de cette opération est - bien sûr - d'anticiper un futur cas similaire.
Il se peut que l'échec vienne d'un manque d'organisation général (courant dans un contexte professionnel). Dans ce cas, dites vous que le moment est venu de trouver une meilleure méthode de travail ou un autre environnement de travail !

Apprendre à faire avec

Il est important d'apprendre à vivre avec l'échec. L'échec est quelque chose de courant qui nous frappe tous sans exception et régulièrement. Alors, il n'y a pas 36 solutions : il faut se reposer et réflechir sur ce qui vient de se passer et comprendre les raisons de son échec (je ne le répèterai jamais assez). Mais il faut aussi savoir faire la part des choses. Est-ce que cet échec est vraiment grâve ? Est-ce que la réussite de mon projet était essentielle ? Ce sont des questions qu'il est aussi nécessaire de se poser.
Dans tout les cas, et une fois ses erreurs comprises, il sera plus facile de se lancer dans un nouveau projet. Il sera plus facile d'anticiper les futurs problèmes (changer l'équipe qui nous entoure, ne plus utiliser cette méthode de travail, appliquer un planning qui laisse plus de souplesse, investir plus, ne pas sous-estimer la charge de travail, etc.) afin de mener ce futur projet à bien.

Ne jamais abandonner

Mais surtout il est important de ne jamais abandonner.
Car tout le monde fini par réussir un jour. Dans ce contexte, je pense que je peux affirmer que l'échec est bénéfique. Certes, notre culture nous impose la retenue face à l'échec, mais personne ne nous félicite seulement d'avoir essayé !
Je pense qu'il est nécessaire de faire abstraction des critiques de notre entourage (tout en restant réaliste) car le but est d'avancer coûte que coûte.

En espérant vous avoir aidé un peu...

Crédit photo : Lourdes Nightingale

lundi 23 juin 2008

10 raisons qui me poussent à ne pas conseiller Linux

Après quelques années d'utilisation de systèmes d'exploitation basés sur un noyaux Linux et des outils GNU, j'ai fini par en tirer un constat inquiétant.

Depuis 2000, j'utilise plus ou moins régulièrement les OS GNU/Linux, que ce soit dans un cadre professionnel ou personnel. Après avoir adopté la distribution Mandrake (nommé Mandriva maintenant), puis Slackware (la plus belle sans doute), j'ai fini par me tourner vers Xubuntu depuis la version 8.04.
Si l'ensemble est plutôt positif, il reste tout de même quelques axes d'amélioration à développer. Voici d'ailleurs une liste personnelle des problèmes qui font que je ne conseille pas Linux à mon entourage :

  • L'installation de logiciels est douloureuse : sous Windows si je télécharge un logiciel, je peux l'installer sans problème. Sous Linux, il faut que je trouve le package qui convient à ma distribution. S'il n'existe pas, il faut que trouve les sources et que je les compile. Si la compilation échoue il faut que je découvre pourquoi. S'il manque des librairies dans mon système il faut que je les installe - et je retourne à la première étape qui consiste à trouver un package pour mon système...
  • L'installation de nouveau périphériques est difficile : avant d'acheter du matériel pour compatible PC, je dois vérifier qu'un driver est disponible pour ma distribution Linux. Etrangement sous windows ça fonctionne plutôt bien.
  • MSN est bridé : en réalité, MSN Live Messenger n'existe pas pour Linux. C'est d'autant plus dommage que ce logiciel est sans doute la messagerie instantanée la plus utilisée en France... Heureusement des alternatives existent mais imposent souvent beaucoup de restrictions (support de webcam pratiquement inexistant)... Pas facile dans ces conditions de communiquer avec sa famille et ses amis.
  • Mes logiciels préférés ne fonctionne pas sous Linux : où est passé Photoshop et Microsoft Office ? Certes, il existe un support non officiel basé sur le logiciel Wine. Mais qui oserait affirmer que l'utilisation de Photoshop sous Linux est simple pour un utilisateur lambda ? On me parle de Gimp ou d'Open Office aussi (applications que j'aime beaucoup) mais dans un environnement professionnel on ne peut pas dire qu'elles sont encore très répandues.
  • Mes jeux préférés ne fonctionne pas sous Linux : jouer aux derniers jeux sortis sur PC avec Linux est illusoire. Gamers : passez votre chemin !
  • Je n'arrive pas à me connecter sur mon réseau Wifi : mais si c'est simple ! En effet, il faut installer Ndiswrapper, trouver le driver Linux voir même recompiler plein de trucs. Restons sérieux deux minutes... En cas de problème, se connecter à un réseau sans fil peut s'avérer très compliqué pour un résultat tout à fait aléatoire.
  • Ma carte 3D dernière génération n'est pas reconnue : le constructeur de cette carte vidéo n'a pas jugé bon de développer un driver pour Linux. Dommage !
  • Je viens de changer de version de Linux et je ne comprends plus rien : chaque distribution réinvente la poudre, le système de package est différent, l'environnement graphique est différent et l'arborescence des répertoires peut être aussi différente. Donc, la migraiton est chaotique ! Mais c'est aussi cela la beauté du système par la diversité. Reste que pour un utilisateur de base, Linux ne ressemble pas à Linux.
  • J'ai un problème et je dois taper des commandes dans un terminal : il arrive qu'il n'existe pas d'interface graphique pour certains logiciels. Il est donc nécessaire d'apprendre à utiliser l'interpréteur de commande. Vous avez bien compris, en plus d'assimiler le fonctionnement de l'interface graphique de votre système, vous devrez aussi assimiler certaines commandes textuelles pour résoudre quelques problème (ifconfig ?). Heureusement, avec le développement des dernières distributions Linux ce problème devient de moins en moins fréquent.
  • Comment enregistrer de la musique de qualité avec Linux ? Cela semble être mission impossible à l'heure actuelle car l'offre logicielle n'est pas assez avancée pour permettre de travailler avec la même qualité que sous Windows et Mac OS. Déjà, il faut recompiler un noyaux Linux spécialement pour la musique (ou installer une distribution orientée vers la création musicale), puis trouver et installer les bons logiciels, etc. Au final, ce chemin s'avère véritablement semé d'embuches.
J'espère m'être trompé sur certains points, mais ce billet montre bien qu'aucun OS n'est parfait.
J'avais déjà fait le point sur les problèmes de Windows Vista et si j'avais la chance de posséder un Mac, j'en ferais autant pour Mac OS !

Crédit photo : Extra Ketchup

lundi 9 juin 2008

Liste des services de stockage de fichiers en ligne

Il est maintenant courant d'échanger de grandes quantités d'information et de données numériques. S'il est envisageable de transmettre un document Open Office par mail, il est plus raisonnable de s'y prendre différemment pour envoyer les photos des dernières vacances à la mer !

Il existe maintenant de nombreux services de stockage de fichiers en ligne. Leur fonctionnement est assez simple puisqu'il suffit généralement de sélectionner le fichier sur le disque dur, d'attendre quelques minutes que le fichier ait été envoyé sur le site et de recopier le lien fourni à la fin de l'opération. Ce lien pointe directement vers la page de téléchargement de votre fichier. Il ne restera plus qu'à envoyer ce lien à tous vos contacts !

Voici la liste des principaux sites proposant ce service :

Crédit photo : FlickR