lundi 14 avril 2008

Tabler sur Gnumeric

Une fois de plus, il sera question d'un logiciel bien utile. En effet, en entreprise comme à la maison, le tableur est devenu un outil de choix lorsqu'il s'agit de manipuler un grand nombre d'information. C'est naturellement que la plupart des utilisateurs se tournent vers le logiciel Microsoft Excel.

Mais, bien que bourré de qualités, Microsoft Excel n'est pas toujours adapté pour gérer de simples calculs ou la liste des anniversaires de la famille... Investir plus de cents euros dans ce logiciel est un vrai problème lorsqu'on possède un budget informatique très seré !
Dans ce cas, il sera nécessaire de se tourner vers le monde du logiciel libre pour obtenir un remplacement de qualité. Si la tableau "Calc" inclus dans la suite logiciel Open Office est un excellent produit de substitution , nous nous intéresserons dans cet article à un excellent tableur complètement gratuit plus méconnu : Gnumeric.

Particulièrement léger et rapide, Gnumeric assure sans problème les principales opérations qui vous serons nécessaire dans le cadre d'une utilisation de tous les jours - il accompagnera donc à merveille Abiword. Ainsi, il sera possible - tout comme avec Excel - de manipuler de nombreux tableaux dans de nombreux onglets tout en gérant les différents graphiques représentant vos données.
De la même manière, le passage de ces informations d'une machine à une autre est facilité par la simplicité d'installation du logiciel. Le programme d'installation (de quelques mégas seulement) se transportera facilement sur votre clef USB avec vos fichiers.
Ainsi, si vous devez travailler sur un ordinateur qui n'est pas le votre, une bête installation du logiciel suffit. De plus, le fait que Gnumeric soit un logiciel libre permet de disposer de cet outil sur pratiquement tous les systèmes d'exploitations disponibles sur le marché, aussi bien Linux que Windows.

Revers de la médaille, Gnumeric ne remplacera pas toutes les fonctionnalités avancées de Microsoft Excel... Mais, franchement, utilisez-vous votre tableur à 100% de ses possibilités ?

Quelques liens utiles :

jeudi 27 mars 2008

Travailler avec Abiword


Si Open Office est désormais une alternative recommandée à Microsoft Word, il existe aussi Abiword qui s'accommode très bien du traitement de texte de tous les jours.

Un logiciel complet

Loin des fonctionnalités ultra-avancées d'Open Office et de Microsoft Word, Abiword se recentre sur l'essentiel. Et, justement, il le fait très bien.
L'interface du logiciel est très intuitive et l'utilisateur parviendra sans problème à accomplir les tâches habituelles.
De le mise en forme à l'insertion d'objets divers dans vos documents, les possibilités offertes par ce logiciel ne devrait pas trop vous limitez dans vos différents travaux.

Notez bien, cependant, qu'Abiword n'est pas un outil de publication avancé comme peuvent l'être ses concurrents. Ici, point de scripting, de macro ou de publipostage intuitif car, pour réaliser ces tâches, il faudra se plonger dans les langage de programmation (Perl pour les scripts) ou les manuels utilisateurs (publipostage).

D'indéniables qualités

Mais rien n'est trop compliqué face aux indéniables qualités d'Abiword.
Tout d'abord, la légendaire légèreté du logiciel n'est plus à prouver. Abiword est rapide et cela se sent à l'utilisation.
Ensuite, Abiword accepte une grande variété de format de fichiers, ce qui le rend compatible avec la plupart des traitements de texte du marché.
Et pour finir, Abiword est complètement gratuit (et libre) et disponible sur des nombreuses plate forme (Windows, Mac, Linux, entre autre...).

Il existe aussi de nombreux greffons (plug-ins) qui viendront rajouter des fonctionnalités au logiciel. Si ceux-ci sont souvent superflus, il se présentera peut être des situations où ils pourront vous sauvez la vie. Il est toujours bon d'avoir ce genre d'information en tête lorsqu'on utilise un logiciel.

Conclusion

Finalement, on ne peut pas reprocher grand chose à Abiword. Peut être son correcteur orthographique très léger ou le manque d'un dictionnaire des synonymes.
Dans tout les cas, tester ce logiciel ne vous coûtera qu'un peu de votre temps. Et parfois, essayer c'est adopter...

Liens :

mardi 25 mars 2008

S'organiser sur Moleskine

Si certain d'entre vous se demande encore s'il vaut mieux investir dans un Blackberry ou dans un IPhone, sachez que nombreux sont ceux qui continue à s'organiser sur papier. C'est d'ailleurs plus ou moins mon cas.
En dehors de mon téléphone portable qui me sert d'agenda, tout le reste de mon organisation passe par l'utilisation d'un petit carnet de note au format 9 x 14 cm.

Un carnet ?
En effet, utiliser une technologie si obsolète a de quoi surprendre. Et pourtant, les avantages sont nombreux : les incidents technologiques sont inexistants (batterie morte, écran tactile défectueux, mémoire effacée, incompatibilité avec le PC du bureau, etc.), le prix, la variété du mode d'utilisation, etc.

J'utilise depuis peu un carnet de la marque Moleskine. Cette marque est réputée pour la qualité de fabrication de ses carnets de note ainsi que pour leur longévité. Vous trouverez ces carnets pour un peu moins de 12 euros en papeterie. Certes, c'est très cher, mais l'investissement vaudra peut être le coût si vous le garder quelques années par rapport à un carnet bas de gamme.
Sinon, j'ai fonctionné pendant très longtemps avec des carnets simples trouvables en grande surface pour environ 2 ou 3 euros. Par contre, j'évite les carnets à spirales, car même s'ils sont plus facilement manipulables, on regrette au bout de quelques mois de voir les pages s'arracher petit à petit...

Une page pour chaque chose
Je vais vous expliquer la méthode que j'utilise pour m'organiser avec un carnet de note. Cette méthode de vaut peut être que pour moi, mais elle permettra sans doute de vous inspirer pour trouver votre propre organisation (ou l'améliorer).

La base de mon organisation réside dans le fait que je n'utilise qu'une seule page pour chaque type d'information. Ainsi, au sommet de chaque page se trouve le type d'information qu'on trouvera sur celle-ci. Une fois la page pleine, j'en inaugure une autre du même thème un peu plus loin dans le carnet.

Voici les principales pages qu'on trouvera dans ce type de carnet :

  • Dépenses : vous noterez sur cette page vos dépenses avec leur date. Faire vos compte ne sera que plus simple par la suite.
  • A faire Perso : la classique liste des choses à faire. Une coche sera mise devant chaque tâche effectuée.
  • A faire Pro : la liste des choses professionnelles à effectuer. A utiliser dans le cas ou vous utiliser un même carnet pour gérer votre vie personnelle et votre vie professionnelle.
  • A voir : liste de nom, de site web, d'adresse, de mots. Cette liste doit être tout de même suffisement précise pour que la lecture des mots vous évoque de quoi il est question.
  • Brouillon : les inévitables pages contenant des ébauches de document ou les pensées du moment (la plupart des articles de ce blog sont souvent gribouillés sur ces pages dans un premier temps) et toutes les choses éphémères qui seront reportées sur un autre support (un numéro de téléphone, une adresse, etc.)
Ensuite, on viendra ajouter toutes les petites choses qui rendent la vie plus simple. Dans mon cas voici les catégories de page que j'utilise en plus de celles présenter précédement :
  • Idées cadeaux PRENOM : je note ici toutes les idées de cadeaux à offrir aux personnes de ma famille (une page par personne dans ce cas)
  • Idées articles pour le blog : je note ici toutes les idées d'articles à écrire pour le blog que vous lisez actuellement.
Conclusion
Il faut ajouter que ce type d'organisation ne fonctionne que si on a toujours le carnet sur soit avec de quoi écrire. (d'où l'utilisation d'un carnet solide) Dans tous les cas, et quelque soit votre propre mode d'organisation, il semble important de tester des choses afin de trouver celles qui fonctionnent le mieux.
Mais il semble indispensable de garder une chose en tête : rester simple ! Depuis, mon Moleskine ne me quitte plus...

L'image utilisée pour illustrer cet article est la propriété de Stefano Bertocchi.

mardi 11 mars 2008

Logiciels gratuits pour Palm

Bien que j'ai pratiquement abandonné mon Palm Tungsten E2 pour autre chose que du multimédia, je vous propose ici une sélection des logiciels et jeux gratuits que j'utilise - presque - au quotidien. De quoi utiliser au mieux son PDA sans mettre la main à la poche.

Real Player
Fournit avec la machine mais à installer depuis le CD, ce lecteur musical réalise de façon basique ce pour quoi il est conçu. Nous pouvons donc lire des fichiers MP3 et c'est tout, ou presque. Il reste la possibilité de gérer des playlists (vraiment agréable au stylet), de choisir le mode de lecture aléatoire et de répéter la playlist. Bref, du simple mais efficace. Si vous êtes équipé d'un carte SD de 1 Go, votre Palm équipé de Realplayer peut donc se transformer en lecteur MP3 satisfaisant.

TCPMP
TCPMP fonctionne parfaitement, c'est juste qu'un est un excellent média player dont le développement a depuis été abandonné. Heureusement, il traîne toujours sur le web les dernières versions de ce logiciels indispensable. En effet, grâce à lui vous pourrez voir des vidéos, clips et autres films sur votre Palm. Idéal pour s'offrir un divertissement de quelques minutes (pour un épisode de sitcom par exemple) la lecture s'avère par contre épuisante en cas de lecture d'un long métrage. Pas de panique, le Palm Tungsten E2 n'est pas spécialement adapté à ce type d'utilisation.
Attention, il faudra toutefois procéder à un réencoage des fichiers vidéos car vous ne pourrez pas lire de DivX classiques sur votre Palm, celui-ci étant trop faible techniquement pour décoder une vidéo dans une résolution importante.

Dope Wars
Ce jeu textuel basé sur l'utilisation de menus vous permet de devenir un trafiquant de drogue. Le système est basé sur la loi de l'offre et de la demande : vous acheter de la drogue à un certain prix en espérant la revendre pour beaucoup plus. Idéal pour les petites parties, j'ai néanmoins vu des joueurs passer des heures entières sur Dope Wars : il étaient devenus accros !

HardBall
Le classique casse brique. Le jeu est indémodable et vous promet de longues heures de divertissement.
Le but est simple : armé d'une palette se déplaçant de gauche à droite, vous devrez faire rebondir une balle afin de détruire toutes les briques situées dans la partie supérieure de l'écran. Une fois l'intégralité des briques détruites, vous passerez au niveau suivant.

SuLite
Le Suduku (sans doute le jeu le plus populaire de l'année 2006) en version électronique de poche.
Rien de particulier à signaler sur ce programme si ce n'est qu'il fonctionne très bien et remplit sa fonction de passe temps. Que demander de plus ?

FileZ
FileZ est un gestionnaire de fichiers qui vous permettra de gérer le bazar qui règne sur votre Palm et votre carte SD.
Attention, il est souvent possible de supprimer, renommer ou déplacer n'importe quel fichier, quitte à casser le système. FileZ est donc un logiciel très utile mais à utiliser avec prudence.

Bejeweled!
Voici un jeu culte et désormais classique. Le but et d'intervertir deux éléments semblables du plateau de jeu afin de faire disparaître des groupes de 3 éléments (ou plus). En créant des réactions en chaîne, les points augmentent plus rapidement. Même dans sa version d'évaluation il reste un régal. Un indispensable sur Palm.

FreeJongg
Un Mahjong type Shangaï pour les amateurs de jeu de plateau. Le but et de faire disparaître toutes les tuiles du plateau de jeux en réalisant des associations par motif. On aurait pu craindre une lisibilité douteuse sur l'écran du Palm, mais il n'en est rien. Le jeu est parfaitement lisible et se prend en main très rapidement.

LJP
LJP est un émulateur de console de jeux. Il permet d'émuler - entre autre - le Game Boy, le Game Gear, la NES ou la Master System. Nul doute que l'évocation de ces noms familiers vous rappellera de bons souvenirs ! Et bien il est desormais possible d'y jouer sur son Palm en utilisant LJP. Par contre, le programme utilise des ROMs de jeux ce qui signifie que vous devez posséder le jeu sur cartouche pour pouvoir y jouer sur votre Palm. Une fois ces considérations légales prises en compte, vous passerez des heures d'amusement avec ces émulateurs.
Une dernière chose : j'ai l'impression qu'une utilisation intensive des boutons de commande du Palm affaibli sensiblement leur efficacité...

OpenChess
Un jeu d'échecs classique mais correctement réalisé. Je ne peux malheureusement pas vous parlez du niveau du jeu car, étant moi même un novice en matière d'échecs, je me fais souvent rétamé par l'ordinateur.

AckWire
AckWire est un jeu étrange qui vous place dans la peau d'un magnat de l'hôtellerie. Le but et d'agrandir son parc d'hôtel en achetant et vendant des bâtiments aux autres joueurs pilotés par l'ordinateur. Malgré des graphismes qui frôlent l'amateurisme et une jouabilité étrange au début, AckWire s'inscrit dans la ligné tracé par Dope Wars. Il s'agit donc d'un jeu simple, efficace et très addictif.

Comme vous le voyez, mon Palm s'est transformé en station d'amusement me permettant d'écouter de la musique, de visionner des vidéos et de jouer à quelques jeux sympathiques. Et vous, vous faites quoi de votre Palm ?

L'image illustrant ce billet appartient à re-ality

lundi 25 février 2008

Nethack le jeu parfait ?

Nethack est un jeu dont l'interface est composée de caractères ascii.
Bien que cette affirmation soit partiellement fausse – il est tout à fait possible de jouer à ce jeu avec une interface graphique élaborée – elle mérite de clarifier les choses dès le début. Ainsi en éliminant d'entrée de jeu tous les (pseudos) gamers qui passent leur temps à se défoncer à Pro Evolution Soccer, je cible déjà mon lectorat (en utilisant un facteur limitant c'est vrai).

Nethack est un jeu qui nous propose d'explorer un donjon afin de ramasser de l'or, tuer des monstres et, éventuellement de ramener une fameuse amulette (le caractère "@" désignant votre personnage !). Une grande partie de l'intérêt du jeu provient de son système de score intéressant qui entraîne des compétitions entre joueurs.
De plus, le fait que les niveaux soient générés de façon aléatoire permet d'intégrer de la nouveauté à chaque partie.

Un plaisir de jouer rarement égalé

Aucune partie ne se ressemble dans Nethack et chaque percée dans les ténèbres des donjons révèlent d'incroyables phases de jeu riches et inattendues.
N'ayez pas peur de perdre. Dans Nethack on meurt tout le temps et parfois de manière stupide (mort de fin coincé dans un piège à ours). Mais ceci n'est pas un défaut, c'est même une qualité. Car, grâce à son univers riche et aléatoire, recommencer l'aventure ne signifie pas refaire la même chose qu'avant.
D'ailleurs, l'un des passes temps favoris des joueurs est de poster leurs morts les plus stupides. Contrairement à d'autres jeux du genre (Angband au hasard) les parties s'avèrent en pratique très courtes. (j'ai du mal à tenir plus d'une heure dans ce monde impitoyable)

Une autre force de Nethack vient de son gameplay permissif qui permet de faire pratiquement tout ce que l'on veut. Ainsi, il n'est pas rare de se retrouver dans des situations étranges après quelques essais (utiliser ses chaussures comme arme par exemple, manger tout ce qui traîne par terre - y compris les cadavres des bestioles tuées précédemment) rendant le jeu très marrant.

Une interface homme / machine digne des années 80

Tout ceci serait parfait sans cette interface austère qui demande un investissement important pendant les premières heures de jeux. Car, tout se pilote au clavier dans Nethack. Ainsi, se déplacer sur la gauche signifiera appuyer sur la touche « h », payer un marchant s'effectuera en appuyant sur « p », et ainsi de suite.
Heureusement la touche magique « ? » vous permettra d'accéder à une aide très complète qui sera la bienvenue dans bien des situations (retrouver la commande qui permet de monter sur un cheval).

Un jeu important

Il est important de ne pas se focaliser sur l'aspect volontairement austère de Nethack car se serait passer à côté d'un grand jeu.
Éloigné des standards actuels (elle est où la 3D ?), Nethack et simplement un excellent jeu dont on finit par ne plus pouvoir se passer.

Liens

mercredi 13 février 2008

Les blogs utiles

Il est un peu facile de faire un énième billet sur les blogs les plus beaux, les meilleurs, les plus drôles, les mieux écrits, etc.
Mais il est plus intéressant de se pencher sur les blogs les plus utiles. En effet, une lecture est d'autant plus intéressante si elle nous permet réfléchir ou de résoudre quelques problèmes.
Dans ce contexte, voici ma sélection des blogs les plus utiles.

LifeHack.org (en anglais) : on ne le présente plus et pourtant certains ignorent encore ce blog. en gros, le but est de présenter régulièrement des astuces permettant d'améliorer son quotidien.
Exemple de billet : les meilleures nouvelles applications web de 2007

ZenHabits.net (en anglais) : dans le même style que lifeHack, Zen Habits est une lecture complémentaire.
Exemple de billet : Les vérités pour rester en grande forme physique

PlusRiches.fr : un blog qui parle d'argent en vous proposant des articles intéressants sur la gestion de son porte-monnaie. Indispensable.
Exemple de billet : Comment gagner 10 millions en un an

ProBlogger.net (en anglais) : Pro Blogger vous permet de mieux gérer votre blog en proposant des articles adaptés à ce médium. Une lecture indispensable pour ceux qui désirent trouver des sources d'inspiration ou mieux bloguer tout simplement.
Exemple de billet : Comment les blogueurs gagnent de l'argent avec leur blog

NorthXEast.com (en anglais) : dans la pure tradition "Pro Blogger" vous aurez à cette adresse un nouvel article chaque semaine sur le blogging en tant qu'activité.
Exemple de billet : 10 astuces pour bien vendre son blog

C'éclair ! (ceclair.fr) : ce blog est essentiellement un blog de développement personnel, vous y trouverez des articles intéressants sur la gestion de différents aspects de votre vie.
Exemple de billet : La liste ultime des sites d'applications portables

Je ne vais pas m'attarder plus longtemps sur ce thème (j'y reviendrai surement via quelques traductions) et je vous souhaite une bonne lecture.

La photo accompagnant cet article a été empruntée à Faster Panda Kill Kill.

vendredi 8 février 2008

Test de l'EEEpc, l'hyper-portable d'Asus

Après la sortie de l'EEEPC d'Asus, beaucoup d'entre vous se demandent s'il est réellement possible de travailler avec cet hyper-portable d'un nouveau genre.

Pour mémoire, l'EEEPC vendu en France est un modèle comprenant un écran de 7 pouces, processeur Intel à 900 Mhz (bridé à 600 pour des raisons l'autonomie) 512 Mo de RAM, 4Go d'espace disque (pour environ 1,3 Go de libre pour l'utilisateur), d'adaptateurs réseaux Wifi et Ethernet. D'un point de vue logiciels, la machine est fournie avec une distribution Linux pré-installée ainsi qu'une suite logicielle répondant aux principaux besoins utilisateurs.

Le matériel

Comme nous venons de le voir, la configuration matérielle peut paraître franchement limitée. Cependant, il ne faut pas se méprendre. Le système est parfaitement réactif et les différents logiciels s'exécutent suffisamment rapidement pour ne pas pester contre la machine.

L'espace disque disponible est, par contre, réellement limité. Moins de deux gigas, c'est trop peu pour travailler dans de bonnes conditions. Il conviendra donc de jongler avec les clefs USB (on trouve des clefs 2 gigas pour environ 15 euros) ou acheter un petit disque dur externe.

Voici un investissement supplémentaire non négligeable à prendre en compte au moment de l'achat.

Rien de particulier au niveau des interfaces réseaux qui fonctionnent bien. Un des problèmes peut venir du clavier.

En effet, celui-ci est particulièrement petit et propose un touché étrange. Outre la qualité globale des touches (elles ne semblent pas toujours très fiables), c'est aussi leur disposition qui interpelle.

Certaines touches sont assez mal disposées : la touche shift est à droite de la flèche haut, la touche M est beaucoup pus petites que les autres touches et les touches <> sont uniquement accessible via la touche de fonction. Ceci est un peu décevant mais on finit par s'y faire après quelques heures d'entrainement.

Les logiciels

Installé avec une distribution Linux basée sur Xandros, l'EEEpc peut se targuer d'avoir un OS très stable.

De plus, ce PC dispose d'une interface custom (basée sur icewm) visant à simplifier au maximum l'utilisation de cet outil par tous. Le contrat est parfaitement rempli et tout le monde s'y retrouve plutôt simplement.

Outre les différents logiciels visant à configurer certains aspects de la machine (réseau, wifi, son), la suite Open Office est installée avec quelques utilitaires plus anecdotiques. (on trouve aussi des jeux pour les moments de détentes)

L'utilisation de ces logiciels est très simple grâce à la réactivité de l'ensemble.

Pour les besoins de communication en réseau, Firefox, Thunderbird, un client de messagerie instantanée et Skype sont installés.

De même, l'ensemble fonctionne très bien. Le surf avec Firefox est rapide et procure une bonne expérience utilisateur (malgré la faible résolution de 800x480 du petit écran).

Et pour le travail ?

Finalement, si les logiciels (ou les outils) que vous utilisez régulièrement sont installés par défaut avec le portable d'Asus, il n'y aura aucun problème.

Par contre, s'il vous manque quelques logiciels et que vous débutez avec Linux, si vous devez installer Windows la place de Linux ou si vous utilisez des logiciels exotiques (demandant une configuration matérielle particulière) ou gourmands en ressources, alors vous risquez de rencontrer beaucoup de problème.

Asus ne fournit que finalement très peu de logiciels installés alors qu'une grande variété de logiciels et disponible dans le monde Linux. De plus, l'installation de nouveaux programmes est chaotique au possible pour un utilisateur inexpérimenté. (ajout de dépôt, utilisation de synaptic et de son système de dépendance, système d'upgrade inaccessible aux débutants, etc.).

Donc, installer des logiciels sur le EEEpc relève du combat permanent contre le système si l'on n'a jamais utilisé un Linux auparavant. A ce sujet, je conseille à tous les possesseurs de ce PC de consulter régulièrement les forums internet et les différents sites d'information liés au EEEpc afin de trouver des réponses à leurs questions.

Personnellement j'ai installé Nethack, Angband, Ninvaders, Lynx, Abiword, Gnumeric et Opera comme logiciels supplémentaires (ok il y a 3 jeux). La version de synaptic m'a parue tellement étrange (plantages fréquents du logiciel pour cause de fichier inaccessible...) que j'ai préféré systématiquement passé par la ligne de commande (apt-get) pour réaliser l'installation de ces logiciels qui aurait dûe être très simple.

L'installation d'Opera est particulière car elle nécessite la téléchargement du logiciel sur leur site...

Bref, rien n'est vraiment simple au pays des manchots.

Le mot de la fin

Alors que le dernier paragraphe que vous venez de lire peut paraître extrêmement négatif, force est de constater que le EEEpc est le compagnon parfait du travailleur nomade.

Par contre, si l'utilisation de Linux est rédhibitoire et que vous n'êtes pas suffisamment bidouilleur pour installer Windows (l'EEEpc n'a pas de lecteur CD) ou que vous comptez travailler toute la journée sur votre EEEpc en l'utilisant comme machine principale, veuillez passer votre chemin...

Mais, grâce à son encombrement minimal, à son faible poids, à son autonomie raisonnable et son prix abordable, l'EEEpc est le petit frère idéal du PC de bureau !